Élévation et coupure entamées avec le 5 se poursuivent avec le 6. L'Amovrevx nous présente les premières ailes en action, qui plus est sur une forme humaine. Quant à l'idée de coupure, elle se retrouve dans le premier objet tranchant tenu en main dans le Tarot : la flèche de "l'être ange". Or nous retrouvons exactement les mêmes attributs sur Le Diable : des ailes (également bleues) sur une créature de fiction (l'ange déchu), un instrument coupant à la main. Ce qui caractérise avant tout ces deux formes du 6 c'est donc bien "l'être ange" comme le rappellent les "lettres en jeu", évocation de "l'étrange" dans le nom de "L'Amovrevx".
La ressemblance est dans ce qui tient du haut, mais aussi dans ce qui repose en bas. Notons le même type de sol strié, qui nous montre la portée de ces lames quant à l'importance de la trace laissée au sol. Il est vrai qu'avec L'Amovrevx, habité par l'amour, et Le Diable, nous sommes dans une vision du Bien et du Mal.
Dans les profondeurs du sol, la similarité continue avec les appellations des lames. L'Amovrevx n'est plus un être défini de par sa fonction, comme l'étaient les précédents personnages du Tarot : le bateleur, le couple impérial et le pape. L'Amovrevx, être immatériel qui réside en tous mais qui ne se montre que parfois, n'est-ce pas une caractéristique que l'on retrouve chez Le Diable, lui aussi prenant le nom d'un être immatériel.
L'ambiguïté entre le bien et le mal ainsi évoquée se retrouve aussi dans l'idée de chaleur qui marque les deux arcanes. L'amour réchauffe, c'est ce que mettent en avant les premiers rayons du Tarot avec le soleil de l'Amovrevx. Mais la chaleur marque aussi Le Diable, chauffeur des enfers.
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