Ici aussi, la position des mains se révèle intéressante, démontrant une évolution dans la progression du nombre. Ramenées devant le corps sur L'Impératrice, les mains sont ensuite réunies derrière le corps dans le dos du Pendu, avant de se voir libérées en s'écartant ostensiblement du tronc sur Le Monde.
Ne négligeons pas cet aspect car l'idée de tronc est aussi bien présente dans Le Pendu, avec son gibet, constitué de deux troncs réunis. Ce qui nous amène au deuxième point commun sur le chemin du 3 : l'encadrement naturel.
De part et d'autre de L'Impératrice, des colonnes couleur chair servent à asseoir le pouvoir. A cela s'ajoute un oiseau, serré contre le corps. C'est donc le règne animal (chair et oiseau) qui entoure le personnage.
Sur Le Pendu, la nature se montre sans symbolisme avec les deux arbres qui enferment le personnage dans sa peine. Cette fois, c'est le végétal qui entoure le personnage : ce dernier sans pouvoir bouger serait ainsi en train de végéter.
Enfin, sur Le Monde, c'est une couronne tressée de feuilles qui enferme totalement l'être humanoïde. À ces feuilles s'ajoutent des animaux. Les deux aspects de la nature (végétal et animal) présentés par les deux premières formes du trois sont ainsi reprises et cohabitent dans l'ultime arcane numéroté.
Observons aussi les regards. Impératrice et créatures du Monde sont tournés vers Le Pendu (dernier nom d'humain dans les arcanes). Rappelons le rôle charnière de ce dernier, initiateur de la deuxième moitié du Tarot, et clé (homme "en peine", "en pen", et "pas sage", "passage").
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