Le chemin du 2 (le seul à regrouper deux arcanes complémentaires, II et XX) se singularise par un seul objet occupant les deux mains quelle que soit la lame. En effet, sur La Papesse, les deux mains sont occupées par un livre (ou plutôt par un manuel pour nous montrer la lecture en main). Sur La Force, l'objet devient animal, mais il occupe tout seul les mains et le regard du personnage. Enfin, sur Le Jugement, en hauteur, les deux bras sont unis par un seul instrument, et, au sol, un même geste de prière rassemble les mains des personnages. L'évolution de l'objet en main est en soi parlante. Force du savoir symbolisée par le livre, objet végétal (parchemin), le "ça voir" reste illustré. L'objet devient animal et force solaire (symbolisme du lion, et lévitation "sol-air" du personnage), sur le onzième arcane, et le "ça voir" est extériorisé dans le "lion d'or" (célèbre référence hôtelière en langue des oiseaux "au lit on dort"). Pour finir le chemin du 2 avec le 20 du Jugement, l'objet disparaît au sol, mais avec les mains réunies par la force de la foi (prière), ce qui est en main (une main) devient "humain". Quant au "ça voir" sur cette vingtième lame, il se fait clairement entendre par la trompette.
Remarquons aussi l'éventail des situations, un regard orienté à droite (Papesse), puis à gauche (Force) qui finit partagé au centre (Jugement). Notons aussi l'attention visiblement attirée en hauteur par ce chemin du nombre. La Papesse s'inscrit au premier plan, recouvrant en partie la case du nombre, La Force tient par le haut. Quant au Jugement, c'est dans son corps de lettre en hauteur qu'il se singularise, avec les XX marquant son nombre, dont la calligraphie est inversée : la barre épaisse des X n'est pas la même que sur les autres arcanes (voir Le Jugement dans le Tarot animé).
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