Le 5, chiffre central de 1 à 9, nous l'avons vu, joue un rôle important car il marque une coupure (une coupe en "ton sûr"), un changement symbolique dans "l'initiation d'une ombre" qui passe par une reconnaissance destinée aux initiés (le V, symbole qu'il faut connaître pour lire). Ce chiffre intermédiaire, que nous savons "pointé" d'entrée de jeu par la table des matières du Bateleur, n'est-il pas un indice de la pertinence du Tarot dans ses moindres détails, un médiateur dans la connaissance de ce qui est au-dessus en "lettres" et même en "dessins", supérieur à "l'être et aux desseins" ?
Quant au 1, il initie l'initié de la magie à l'image (Le Bateleur) et les éléments (les 4 as des séries mineures, Bâton, Coupe, Deniers, Épées, symboles des 4 éléments, repectivement Feu, Eau, Terre, Air). Autrement dit, il est bien la marque d'une initiation élémentaire. Celle-ci se trouve aussi "pointée" au "dé part".
Les hasards du jeu (az-zahar, le dé en arabe) se montrent de plus en plus pertinents car ils désignent également "l'en jeu dé chu", Le Diable, "l'ange déchu" (15), et la valeur en lettres visibles de "Le Mat" et "XIII" (51, "saint quand t'es un", pour réunir les deux faces du "sans"). Ils sont la preuve des incroyables logiques "à dés chiffrés" qui structurent le Tarot.
Ces dés représentent même une clé pour entendre la musique au Tarot (le chant des oiseaux), déjà suggérée par Le Bateleur lui-même, à l'allure d'un guitariste sans guitare. En effet, le nom des notes correspond à la première syllabe des sept premiers vers de l'hymne à saint Jean-Baptiste. Les dés montrent alors la première syllabe du cinquième vers, le "sol", et deviennent ainsi une clé de sol aux "dés buts".
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