Encore de l'occulte, et plutôt deux fois qu'une avec L'Hermite. Bien sûr "l'au culte" s'affiche ouvertement avec ce personnage qui se retire pour vivre son idéal. Mais l'occulte n'est pas en reste et se lit tout aussi visiblement.
Avec un H en initiation du personnage, L'Hermite s'écarte de l'orthodoxie (ermite s'écrit sans H). "L'au culte" en question, avec cette écriture hors du commun, se fait en nom propre, de façon solitaire et en dehors des cadres officiels, à l'image de La Papesse !
Occulte, soit ! Néanmoins L'Hermite n'est pas dépourvu de lumière. Dans le Tarot, il porte même la seule source d'éclairage qui ne soit pas cosmique, mais œuvre humaine. Cette lumière en tête traduirait-elle l'ajout fait en tête de lettres par celui qui se retire ?
Le H, huitième lettre de l'alphabet, semble bien devoir se comprendre comme une allusion à La Justice, huitième forme de l'être dans le Tarot. L'être éclairé devient celui qui s'est greffé l'idée de justice en tête de lettres ! Apparemment porteur d'une faute, il est en fait celui qui a intégré son karma et possède sa propre initiation.
Si d'un côté L'Hermite évoque l'être qui se retire, son arcane complémentaire, XIII est la seule lame où se voit "lettres retirées" ! L'être est autrement retiré sur XIII : il n'a plus d'enveloppe, ne lui restant plus que son intérieur le plus profond.
Jamais le Tarot n'aura autant affirmer un même entendement entre l'être et lettres, que par cette association de deux points de vue extraordinaires dans la lecture : apparition et disparition de lettre(s). Ainsi, dans les deux cas, se fait une démarche dans les profondeurs du corps de l'être.
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