Intro - 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13
14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - Conclusion Sens divinatoires de la lame
Avec son livre, objet du savoir et du "ça voir", la Papesse se fait si grande, qu'elle en dépasse le cadre des dessins ! Elle rejoint alors le domaine "du nombre" et "d'une ombre" tout en exhibant la trace d'une mémoire dans l'écrit. Ce livre qu'elle tient ("ce livre qu'est le tien"), elle ne le regarde pas, le regard tourné vers le haut. L'écrit dont elle nous parle serait-il à entendre ailleurs que dans le livre, au niveau du regard ?
L'écrit ne serait-il pas plutôt "dévoilé" au niveau "des voiles" du personnage ? Ces derniers, couleur chair et recouvrant les oreilles de la Papesse ne nous signifieraient-ils pas plutôt "les cris" dans "l'écrit" ?
Ces voiles plissés évoquent des oreilles d'éléphant ("l'être" réputé pour sa mémoire) par la forme, et des lettres peuvent se lire dans les plis. On peut nettement voir un R à droite et un E à gauche (ce RE, visible sur le numéro 2, entendu en REBIS plaira aux alchimistes). Le pli sera également une forme de lettre en se présentant sous la forme d'une enveloppe (un pli) dans la dernière forme du deux et arcane complémentaire de la Papesse, XX, le Jugement. Mieux encore, cette enveloppe sera associée à une trompette, instrument à vent comme les voiles peuvent être instruments du vent. Avec le fracas des trompettes du Jugement, dernière arcane de référence au "culte", l'ouïe sera plus explicitement signifiée !
Sur la Papesse, des "lettres se devinent par traces" (lignes du livre, plis des voiles). Avec ces cartes en anagramme de traces, nous voici en présence d'un message clair pour le tarologue : "l'être se devine par cartes", et les traces de "lettres" sont autant en mains (livre) qu'en l'air (voiles).