Un Monde (21) à l'envers (12), qui fait lire "le Pendu" en "Pendule". Un gibet ("JB", pour les intimes de Jakin et Boaz, les colonnes du Temple) qui porte un condamné et ce dernier l'étant sans doute parce que pas sage ! Voilà des indices pour une forme de porte condamnée pour un passage ! L'ouvrir, c'est remettre le Monde à l'endroit en allant droit. Il ne s'agit plus alors de danser au bout d'une corde mais sur un pied, comme le fait l'être au centre du Monde.
Le Pendu, avec son XII tout en haut se lit facilement en "Pendule". Il voit une inversion en lettres. Son 12 est l'envers de 21, il voit aussi une inversion en nombre. Enfin, dans les dessins, il est le seul dans tout le Tarot à avoir la tête vers le bas (sur la Roue de Fortune, arcane complémentaire du Pendu, on a aussi une créature le corps vers le bas, mais la tête reste droite !). Le Tarot multiplie les indices pour nous faire comprendre cette vision "allant vers" propre au Pendu.
Le Pendu, en douzième position, "initie" la deuxième partie du jeu. Sa lecture en Pendule, est aussi une certaine vision de l'initiation. En effet, c'est son initiation (l'article "le" qui initite son nom) qu'il met en fin de lettres. En outre, en étant 12, c'est l'initiation du Monde (21) que le Pendu place en fin du nombre ou voit à l'envers.
Ces visions particulières "en l'être et en ombre" justifie pleinement les sens divinatoires du Pendu : mysticisme, sacrifice, toxicomanie. Cela explique aussi que le Pendu puisse avoir à faire à La Justice et que réuni à elle (12+8) il conduise au Jugement (XX). Sur le Jugement aussi il y a des inversions flagrantes : dans l'écriture du nombre (les XX à l'envers), dans la mise en scène ("verso" de l''Amovrevx).
|