Intro - 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13
14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - Conclusion Sens divinatoires de la lame
Pour la première fois du Tarot, l'humain est entièrement absent des dessins, seules des créatures plus ou moins reconnaissables s'illustrent dans la mise en scène. Avec le dix, c'est un nouveau cycle numérologique qui commence, (de 10, 1+0 = 1 à 18, 1+8 = 9), mais aussi, à l'instar du Pape, une nouvelle initiation (X, qui initie les nombres de X à XVIIII).
La Roue de Fortune nous annonce alors un recul de l'humain et il est vrai que dans les arcanes suivants, seul "Le Pendu" voit une dernière fois l'humain nommé (Le Mat, bien qu'illustré par un être à l'allure humaine ne correspond pas au nom d'un personnage).
Cette illustration inhumaine, objet tournant s'élevant au-dessus d'un sol chair devient alors la représentation du temps. Temps illustré par trois mouvements : monter, régner, descendre, et divisible en trois parties : passé, présent, futur. Le temps, comme l'illustre si bien cette lame est un mouvement perpétuel, cyclique dans lequel les formes de vie (êtres sur la Roue) sont entrainées. L'approche complémentaire en associant Le Pendu à La Roue de Fortune, nous démontre bien à quel point l'homme est lié à ce mouvement.
Cette importance mineure de l'être est reprise "en lettres". En effet, pourquoi le Tarot écrit-il le "de" en plus petite taille ? "Cavalier de Baton" ou "Cavalier de Coupe" ont le même nombre de lettres que "La Roue de Fortune" mais voient tous leur caractères égaux en taille. La baisse de la hauteur des caractères utilisée dans "La Roue de Fortune" est alors bien un moyen pour le Tarot de nous signifier une importance mineure de l'être.